lun.

22

août

2016

Phil Lynott "Solo in Soho"

Récupéré quelques disques pendant l’été. Après la garde des chiens, voilà un nouveau service, garder au frais les vinyles des potes. Dans le paquet, du Motörhead ( la grande compilation "No remorse" ),  les très étonnants rockeurs australiens Choirboys, un Girlschool pas encore testé, et surtout du Thin Lizzy et un Lynott, leur bassiste-chanteur, le métis à la belle voix, peau brésilienne et cœur irlandais. Eh bien, si les duos de guitare des irlandais n’arrivent pas vraiment à me passionner sur un album entier, leurs ballades restent vraiment en tête. Dans "Solo in Soho" de 1980, Lynott nous fait le coup "hey, vous voyez que c'est pas que hard, mon affaire". Il est assez ouvert d'esprit et de goût pour faire un disque qui tient le coup. En témoigne la chanson "Talk in 79" qui raconte tout ce qui passe de neuf sur le vieux continent, des Stranglers au Clash, de Kraftwerk à Police.

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mar.

19

juil.

2016

Rolling Stones "Sticky fingers" et 2 ou 3 bricoles

 

Pour les albums, pas facile de trouver un Stones 100% le pied, garanti sans un coup de moins bien. La compil "Hot rocks", oui, en mettant "2000 light years" et "Sittin' on the fence" à la place de "Midnight rambler " et "Wild horses". Sur le double que tout le monde dit mythique, "Exile" de 1972, huit titres me bottent et bien d’ autres qui ne me restent pas du tout en tête. Les grands morceaux y sont ceux des débuts et de fin de face ( sauf "Shine a light" qui remplace "Soul survivor" dans le gotha perso ). "Sticky fingers" fait mieux l’affaire. Pour les solos de Mick Taylor sur “Sway”, le riff inouï de “Can’t you hear me knocking”. Mais, les Stones ne font pas du métal. Keith le rappelle à James Fox dans "Life" : "l’essentiel n’était pas de balancer un coup de poing entre les yeux". L’art de la chanson est poussé par Jagger et Richards à son zénith sur "Sticky", comme le prouvent "Dead Flowers" et "I got the blues".

 

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mer.

29

juin

2016

The Divine Comedy "Absent Friends" et "A secret History"

Quel bazar, ce Brexit. En Irlande du Nord, une majorité de "remain" dans l’Union européenne à plus de 55%, comme en Ecosse. Le vote est plus compliqué dans les parages de Belfast. Les circonscriptions où les protestants dominent ont voté "leave " ( 7 circonscriptions sur 18) Comment imaginer le retour à une frontière fermée entre la République d'Irlande et les Nordistes ? ça rappellerait les années 1970 des "Troubles", où l'IRA frappait dur et l'armée britannique a eu la main lourde comme lors du "Bloody Sunday" . Aux oubliettes la frontière effacée par les accords du Vendredi Saint, décidés sous Blair en 1998, le développement économique de l’Eire qui a poussé aux fesses le Nord  et l’évolution de la société irlandaise de moins en moins catholique ( vote du mariage gay et lesbien, pas encore de l'avortement pas autorisé dans l'île) ?  Un gars comme Neil Hannon, né à Londonderry ( nom GB de Derry, la ville du Bloody Sunday, celle qui garde le plus de stigmates et de tensions de la guerre civile ), qui vit à Dublin et se dit Européen, doit être bien consterné du vote général pour le départ de l'UE. Le mois des drapeaux, en août en Irlande du Nord, où chaque communauté parade avec ses couleurs, sera-t-il plus tendu cette année?

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jeu.

16

juin

2016

McCartney "House of wax" et "Feet in the clouds"

McCartney vient de choisir lui-même ses meilleurs titres pour la compilation "Pure". Aïe, "Ebony & Ivory" figure dessus. Prends garde à toi, Donald Trump, Paulo a de la guimauve en réserve. Par contre, pas de "House of wax", ni de "Feet in the clouds", mes deux favoris de "Memory almost full", album de 2007 trouvé à 5 euros en bac à soldes il y a quelques temps.

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jeu.

14

avril

2016

Everything But The Girl "Amplified heart"

 

De la très belle ouvrage. Jamais compris pourquoi il ne figure dans aucun top 250 de "Rock &Folk". Bon, c'est surtout "Folk & chanson". La grâce discrète des voix de Tracey Thorn et de Ben Watt. Des anciens du folk anglais viennent tenir la rythmique : Danny Thompson, celui qui joue derrière Nick Drake pour "Five leaves left", Dave Mattacks, le batteur de Richard Thompson. Pas besoin d'avoir la caution historique, les chansons sont à peu près toutes remarquables. ça sent la fin de parcours dans les thèmes : "Rollercoaster", "I don't understand anything", "Disenchanted". Mais pas que : "We walk the same line" est une chanson d'amitié et de soutien. Du cor anglais pour "Two star". Un tube qui tient la répétition des écoutes : "Missing". Les musiciens décident de dire merde au folk en remettant la version dance en fin du disque, histoire de dire qu'ils passent à autre chose. Morceaux favoris : "25th december", pour le solo de Richard Thompson et "Come on, come on, it's there at your feet", "Two star" et "We walk the same line".

 

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mer.

10

févr.

2016

"Lenny Bruce" de Dylan et "Lodger" de Bowie

 

On espère éviter l' album de reprises de Bowie comme il en existe déjà un très chiant ( le seul morceau que je déteste des Magnetic Fields, "Heroes" ) et il n'y aura plus de cover surprise de "The man who sold the world". Un gars qui a eu de beaux hommages, c'est Lenny Bruce, comique provocateur américain, mort en 1966 et oublié aujourd'hui. Révéré par la gauche du pays à son époque, il a eu droit à deux titres en son honneur. Tim Hardin a dégainé le premier en donnant "Eulogy to Lenny Bruce"à Nico pour son premier disque. Elle savait y faire pour glacer l'ambiance même sans son harmonium. Rien moins que Dylan s'y colle dix ans après. Le Bob au piano ( version studio ), beau et simple : "Lenny Bruce was bad, he was the brother that you never had". La traduction de Robert Louit et Didier Pemerle dans le bouquin "Lyrics" donne "Lenny Bruce était un mec terrible, c'était la frère qu'on a jamais eu". Et moi qui maltraite la version vf de Michael Jackson sous la douche :"Je suis mauvais, mauvais/ Oh oui je suis mauvais". "Lenny Bruce" se trouve sur le "Shot of love", qui se termine sur le bon "Every Grain of sand". On peut chipoter sur deux ou trois formules de "Lenny", le culte de l'outlaw, mais au moins, ça ne dure pas dix minutes comme pour "Hurricane".

 

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lun.

18

janv.

2016

Please Mr. Gravedigger

Lemmy, Galabru et David Jones ont avalé leur bulletin de naissance. Le moins drôle des trois savait également rire, un rire noir et glacé qu'il osait en 1967.

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sam.

26

déc.

2015

"Norma Waterson" ( 1996 )

Joie du vote électronique en ligne : faire passer la cote du premier album solo de Norma Waterson de 4,5 à 5 étoiles sur le site d’AllMusicGuide : ici. Le chroniqueur Bertt Hartenbach reste correctement généreux : 4 sur 5, la note habituelle des bons disques. Nous sommes 11 utilisateurs à avoir permis au disque de la Mamie du Folk ( 67 ans au moment de sa sortie en 1995 ) de rejoindre " Fun House",  "Nevermind", 4 classiques des Stones ( "Sticky", "Beggar", "Let it Bleed", "Exile" ), 2 Velvet, 3 Sunnyboys, 7 Beatles, 3 Bowie ( "Hunky Dory", "Ziggy Stardust" et "Blackstar") . Si on prend le critère du nombre de citoyens électeurs, la valeur de ce classique folk méconnu dépasse le David Jones, qui sort le 8 janvier 2016 : 11 à 9, yes. D’autant plus que je viens de voter 1 sur 5 pour ce Bowie, vengeance de l’individu lamba dépité de ne savoir où écouter cette fichue Etoilenoire.

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lun.

14

déc.

2015

John Cale "The Island Years"

 

Argh, impossible de choisir entre les trois John Cale "Fear", "Slow Dazzle" et "Helen of Troy". Le coffret "Island Years" les reprend tous les trois avec les six inédits qui se promènent sur des éditions diverses. Les deux cd se trouvent à un prix modique sur le net. En bonus, un livret de haute tenue, des photos glaciales ou marrantes du larron. Si vous étiez au Bataclan, mauvaise idée de passer en boucle les chansons"Fear" et "Gun".

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sam.

31

oct.

2015

Paul Westerberg "Besterberg" ( 2005 )

Disque de la fin octobre : une compilation de Paul Westerberg, "Besterberg". Pourquoi pas, le type est connu pour avoir jamais fait l’album parfait. Couvrante drôle, comme le type, même dans ses coups de blues : "I’m gonna let the bad times roll" ! Il y a des inédits dans le paquet, une belle reprise de "Nowhere man". Des titres qui fichent la patate et des ballades inspirées. Que demander d’autre ? Le Westerberg a refait surface pour les rééditions des Replacements l’an dernier. Jamais eu de plan de carrière, le Paul a quelques albums qui risquent de passer dans l’histoire : "14 songs", bien critiqué en son temps ( 1993), "Suicaine gratification"( 1999 ) selon le canard Mojo, "Folker" de 2004 a du charme. Ce best-of, qui cajole mes oreilles, peut faire l’affaire aussi.

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mar.

27

oct.

2015

Keith Richards "Main Offender"

Surprise surprise, le deuxième Richards a un son compact et frappe plus fort que le premier. Ça démarre très dur avec "999". Les Stones de "Bigger Bang" ont dû bosser sec pour arriver à une entrée en matière aussi brutale. Trois morceaux émergent de "Main Offender" : "Eileen", "Yap yap" ( enfin, le pirate ne nous laisse pas au plan. "Talk is cheap" n'était que le titre de l'album et Lou Reed n'a jamais de morceau intitulé "j'aima pas parler". Le Keith s'y colle ), le très soul "Hate it when you leave". Le reggae est un poil faible, pas la pochette. Où s’arrêtera le voyou de luxe? La suite au troisième numéro, pas encore acheté, après la paie sans doute.

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mar.

13

oct.

2015

Un bon 26 septembre 2015

Une bonne foire St Mich’, comme d’hab’. Le déballage des gens du coin à Brest, le dernier week-end de Septembre. Depuis 2001, presque toujours sous le soleil. Là, deux jours magnifiques. Est-ce le réchauffement climatique ? Possib’, mais comme Août était bien fourni en grisaille et en seaux d’eau, on en va pas s’en plaindre. Si le grincheux ne râle plus, où va-t-on ? D’autant plus que cette année, je n’ai pas eu la mauvaise idée de me lever à six heures du mat’ sans ma lampe torche. Juste resté au pieu jusqu’à 9 heures, en employé usé de sa sa semaine . Associer grasse matinée et bonnes affaires reste un but atteignable quand on tombe sur des fans des rééditions vinyles, comme le type qui vend ses cd de Richard Hawley, "Cole ‘s Corner" et "Late night final" ( ça console de la fermeture – temporaire – de la discothèque de prêt ). Yes, c’est l’automne !


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mer.

02

sept.

2015

Bob Mould "Workbook 25" et "Black Sheets of Rain"

Bob Mould ressort la chaise où il posait au dos de "Workbook" pour la réédition. des 25 ans du disque. En 1989, la pose du Papy correspond à un virage musical. Ce type s’est isolé dans une ferme, histoire de dépasser le punk d’Hüsker Dü et de se réinventer. Mould connaît les racines country du rock ( il a repris du Gram Parsons ) et a dû entendre parler de Nick Drake. Histoire de faire peur à la scène hardcore, il joue de la guitare sèche sur l’instrumental d’ouverture "Sunspots" et presque partout sur le disque. Il invite la violoncelliste Jane Scarpantoni, repérée sur le "Green" de REM et qui jouera plus tard pour Lou Reed ( "Ecstasy" ) et Springsteen. Dans le studio, deux musiciens venus de Pere Ubu, Tony Maimone et Anton Fier, sans doute plus compétents techniquement que ses anciens compères, sont embauchés. Batterie virtuose et  basse glaciale pour laisser loin derrière Joy Division.

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lun.

17

août

2015

Brassens dans "Miele" ( 2013 ) de Valeria Golino

Installé devant ma télé ce samedi. Pour une fois, durant les vacs, histoire de regarder ce docu "Brassens est en nous" en replay. S’affaler après une bonne canicule, rien de tel. Mais voilà, il faut compter sur l’impéritie des chaînes publiques comme France 3. Quoi ? Diffuser une émission sur le Gros, à 23h35, on va perdre de l’audience, tous les jeunes vont filer voir "Spécial Bêtisier" ou "A la recherche du temps perdu". En plus, avec Christophe et Françoise Hardy filant leur hommage, pas question les enfants ! Voilà, pas de diffusion par Fr3. Me voilà Gros Jean comme devant. Trop tard pour organiser une sortie, voyons les dvd empruntés : "l’Exercice de l’Etat", déjà vu au ciné, avec un Olivier Gourmet au sommer de son art ou "Miele" de Valeria Golino, avec le personnage la tête dans les blés en couvrante. C’est l’été, va pour l’Italie.

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dim.

19

juil.

2015

Keith Richards "Talk is cheap"

Breaking news : Keith Richards sort un disque en septembre, "Crosseyed heart". "Talk is cheap" de 1988 bat à plates coutures les disques solo de Jagger. Keith pas interrompu par un chanteur digne de ce nom, c'est à entendre. Encore que Sarah Dash roucoule parfaitement pour "Make no mistake". Le couplet des amants cachés, souvent joué ailleurs, mais où ici la voix du matou emballe l'affaire et le sauve du déjà-vu. Une palette d'émotions, Keith en est capable : la colère et la hargne de "You don't move me", la compassion de "Take it so hard", le fighting spirit, of course, de "Struggle"...La tirade soit-disant anti-Jagger de "You don't move me" avait fait couler de l'encre à son époque. Les guitares font l'autre grand charme du disque. Un son viril, poisseux mais pas de vulgaire brutalité. Beaucoup de bonnes mélodies : "How I wish", "Locked away" ( balade sur l'air de "tous cinglés » et Keith s'inclut dans le lot ). Les rocks sont plus passionnants que pour les Stones des nineties. Une solution à l'addiction : filer s'acheter l'album live avec son groupes les X-pensive Winos, qui rejoue tout l'album, avec "Happy" et "Connection" en plus.

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sam.

18

juil.

2015

"Vinyl Shop", les New Christs, Christophe...

J'ai déjà été menacé par un disquaire de passage à tabac par la mafia nantaise ( vingt ans après la disparition de la dite organisation dans la ville ). Parfois été dans l'expectative par un "je te le commande ?" dans certains magasins sachant que la livraison arrive cinq ans après la date de péremption. Régalé par certains tels Dédé du regretté D3 rue de Glasgow à Brest, dénicheur de galettes entre 1983 et 2000 et des poussières, à qui je dois un tiers de mes vinyles ou le type de la rue André Del Sarte de Paris 18ème, encore en service, où le sac à la sortie pesait vraiment son poids. Là, à peine monté sur mon destrier de métal bleu dans la rue Graveran-Brest, j'entends un «au fait, j'ai ton disque» lancé par Steven, tenancier du Vinyl Shop de la rue. Bon sang de bois, le "Distemper" de New Christs ! Deux mois après lui en avoir parlé. Chapeau l'artiste. L'album rejoint la dizaine de disques possédés en vinyle et en cd.

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lun.

13

juil.

2015

The Soundtrack Of Our Lives "Behind the music"

Encore des Suédois pas doués pour le visuel, mais pour la musique, pardon. Il y a quelque part des gens qui doivent être de mon avis vu le prix élevé du vinyle sur eBay. 40 Euros ou plus, impossible à atteindre pour un Léonard ou un Grec. Noel Gallagher ou Liam d’Oasis considéraient "Behind the music" à sa sortie en 2001 comme l’album de l’année. Ça tient nettement mieux le test du temps que la production des chevelus de Manchester. Le chanteur des Soundtrack of our Lives  a sévit dans le groupe stoogien Union Carbide dans les années 1980-1990, une option  pas mal choisie en France, et aussi visiblement en Scandinavie. Ebbot Lundberg ressort d’autres modèles dans "Behind the music", les Who, Syd Barrett et Love. La musique ne pâlit guère à l’ombre de ces noms. Avec les disques de Stephin Merritt, une des meilleurs nouvelles des années 2000.

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jeu.

25

juin

2015

Flamin' Groovies "Greatest Grooves"

Une compilation du feu de dieu. Elle permet de retrouver presque tous les titres de leur chef d’œuvre "Shake some action" ( sorti chez Sire, 1976 ) et de garder tout le suspense quand vous acheterez leur grande oeuvre, "Teenage head" ( sur Buddha records, de 1971,et dans la "Discothèque idéale" de Manœuvre ) à peine défloré par l’inclusion du seul morceau titre. On a en plus le  45 tours introuvable ailleurs, "Slow death" et "Tallahassee Lassie", du teigneux et du saignant. Les meilleurs des deux albums de la trilogie Sire, les derniers studios, "Now" et "Jumpin’ in the night", plus faibles, avec des reprises proches des Stones, Byrds et Dylan, complètent l’ensemble. 24 titres avec une majorité de merveilles mélodique et  power-pop de la période 1976 : "Shake some action", "You tore me down" ( ballade qui en a traumatisé beaucoup, comme les  Yo La Tengo ), "I’ll cry alone" du même niveau, "I can’t hide". Sans oublier la cover de "There's a place" des Beatles.

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ven.

12

juin

2015

Les Saints en pèlerinage

Troisième concert des Saints dans le Finistère depuis l’an 2000. Voilà un groupe qui visite régulièrement France, Espagne, Allemagne… Qui reste du groupe d’origine? Chris Bailey bien sûr, qui fait tourner les musiciens comme il le sent depuis trente ans et le sac d’Ed Kuepper, guitariste des débuts punk. Bailey tient la basse, c’est nouveau, et n’a rien perdu de sa voix. Il y a une figure ancienne à la guitare : le guitariste Barrington, des mythiques "Paralitic tonight" ( premier disque du label New Rose en 1979 ) et "Monkey puzzle" de 1980. Les trois morceaux d’ouverture sont ceux de l’album "King of the sun", les Saints continuent à écrire et sortir des disques, puis "Call it mine" et "Simple love" venus de la fin des seventies.

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sam.

09

mai

2015

Bowie "Candidate"et "Diamond dogs"

Etonnante réédition de "Diamond dogs ", celle des 30 ans de l’album, faite en 2004 et dure à trouver aujourd’hui. L’album d’origine sur un premier cd, et sur le second, des versions différentes de "Rebel rebel" ( resserrée ) "Diamond dogs ", "1984", une reprise attachante de "Growin’ up" de Springsteen ( le Bruce-pas encore Boss- a sérieusement attiré l’attention de l’anglais, au moins son premier disque. Pas de nouvelles de rencontres ou de reprises depuis lors ), l’inédit "Dodo" et le "Candidate" d’origine, vraie surprise, plein de vie et sexy quand la version connue déjante sérieusement.

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sam.

25

avril

2015

Paul Collins

Très bon concert du groupe de Paul Collins à la salle Léo Ferré à Brest. Woah, une surprise. Une rockeuse locale avant le show : "je crois que je vais être facile la plus jeune de la salle". Eh non, le Paulo est accompagné de gamins venus d'Irlande qui assurent totalement. Aussi bien que les White Stripes. Peut-être pas question puissance mais pour les chansons, oui. "Hanging on the telephone" composé à l'époque des Nerves et devenu un hit grâce à Blondie, c'était lui. Mais aussi "Rock'n'roll girls" et les titres récents qui tiennent très bien la route. Performer drôle et chaleureux, power-pop impeccable. La dernière vidéo du groupe :

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mer.

15

avril

2015

The Vaselines "V for Vaselines"

Tout le monde connaît leur "Jesus don’t want for a sunbeam" repris par Nirvana, beaucoup savent qu’ils ont écrits "Molly’s lips" et "Son of a gun" électrisés sur le très bon "Incesticide" ,  mais rare sont qui ont écouté leurs albums. Du moins en France. En Ecosse, ils sont des figures. Quand Kurt Cobain faisait leur éloge ( "meilleur groupe du monde", il a dit ça de quelques bandes d’oiseaux tordus, preuve qu’il savait rire ), ils écrivaient des chansons pop, avec tout ce qu’il faut de déjanté comme sur leur "Lovecraft" ou "Molly’s Lips" et son klaxon. Hum sur les vieux titres, Frances McKee chante pas mal faux. Elle a comme modèle Moe Tucker, la batteuse du Velvet. Voici leur troisième disque, après l’introuvable "Dum dum" de la fin des eighties et "Sex with an x" de 2010. Ils sont devenus normalement rock. Frances McKee a bossé les voix et ils atteignent presque à la complexité musicale de Nirvana et des Ramones.

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ven.

27

mars

2015

Willie Nile "If I was a river"

Très bonne idée du rocker Willie Nile de se mettre au piano pour les dix titres de sa livraison de l'hiver. Pas de bavardage, renouvellement garanti, les chansons brillent avec un trait de guitare. Il y a de tout : de la ballade déjantée ( "Lullaby loon" ), du romantisme ( "Once in a lullaby", "I can’t do crazy"…), de la joie en marche ( "Goin’ to St Louis"). Son fleuve a du nerf et la majesté, c'est jamais pépère. Le deuxième disque que j’ai de lui, après son premier lp qui contient le grand « It’s all over ». Ce « If I was a river » est aussi consistant. Une des meilleures nouvelles de 2015.

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sam.

28

févr.

2015

Clint Eastwood et Michel Legrand dans "Breezy" (1973)

Rencontre improbable entre Clint et Michel Legrand, oui, celui des "Parapluies de Cherbourg" pour "Breezy" en 1973. Eastwood a déjà envie de casser son image des rôles de l’inspecteur Harry. Les notes de pochette sont à la hauteur des répliques cultes d’Eastwood : "On m’a demandé de rédiger des notes pour expliquer pourquoi j’ai choisi Michel Legrand pour la musique de mon film "Breezy". ça pourrait être les notes de pochette les plus courtes de l’histoire. Mais, je dois développer un peu comme il y a de la place au dos des disques".

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mer.

11

févr.

2015

Bryan Ferry "Avonmore"

Drôle d’idée, mettre une photo de sa jeunesse en couverture. Pas le seul à le faire en ce moment, Paul Collins fait pareil. Sauf que Collins a perdu ses cheveux et que Ferry présente encore beau. Tous les deux jouent dans le registre du passé ou de la continuité. Pourtant, Ferry s’en sort mieux lorsqu’il prend l’option "le changement dans la continuité" : ressort d’ "Avonmore" la reprise du "Johnny and Mary" de Robert Palmer. Le jeune derrière l’affaire, Todd Terje,  remet les synthés au goût du jour.

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mar.

10

févr.

2015

"Frank"

Ça m’apprendra à choisir un film bien noté par "Le Monde" seulement et sur les souvenirs du mémorable "Garage" du réalisateur irlandais Abrahamson. Le scénario de "Frank" tient la route : par le biais d’un apprenti musicien, incapable de composer, on atterrit, concours de circonstances, dans le groupe de Frank, le rocker vivant sous une grosse tête en bois. Une bonne partie du film se déroule dans une maison paumée, du Connemara ou d’ailleurs, où les musiciens tentent d’enregistrer un disque. Mais voilà, pas assez tordu et délirant. Comment imaginer intéresser le spectateur à cette histoire sans musique solide ? C’est à cent lieues des albums déjantés du Captain Beefheart et mille fois moins drôle qu’un bon article sur les incongruités et la poésie de feu le Californien du Désert.

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sam.

31

janv.

2015

Les Four Seasons dans le "Jersey Boys" de Clint Eastwood

Dans le cinéma, l'âge ne fait rien à l'affaire. Woody Allen a sorti un hilarant "Magic in the moonlight". En 2014, j'ai oublié de dire du bien du "Jersey boys" de Clint Eastwood, sur l'histoire de Frankie Valli et des Four Seasons. Vu l'été dernier avec 5 comparses dans une salle vide pour cause de coupe du monde de foot. Les pauvres gens, si c'était pour voir les filles qui jouaient au moins, des qui ne font pas de manières, mais non, défendre des chochottes simulatrices et bourrées de doping. Rester devant son écran supporter ça au lieu d'écouter la voix de Frank Valli et connaître la vie de Bob Gaudio, le compositeur de la bande, gross malheur! Le chanteur en chef monte-t-il trop dans les aigus pour notre XXIème siècle? Résultat au box-office : un des plus gros bides pour Clint en France.

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jeu.

15

janv.

2015

Sinatra "Pal Joey" ( 1957 )

Quand le ciel est bas et lourd, quel disque choisir ? "Pal Joey", la bande-son de la comédie musicale de George Sidney, histoire de filer en jazz comme à l'enterrement de certains. A la différence de "La Haine" ou "This one’s from the heart", pas de morceaux saucissonnés. Non, on a la totale des chansons sur l’album, signées Richard Rodgers pour la musique et Lorenz Hart pour les paroles. Enfin entre le vinyle et le film, une nuance car les orchestrations sont différentes. Jeune et naïf, j’étais accro au "My funny Valentine" chanté par Kim Novak et au "Zip" de Rita Hayworth. Remisées à leur place les actrices, muchas gracias internet : les doublures pour les cascades vocales s’appellent Trudy Erwin et Jo Ann Greer. Alors, "la blonde ou la rousse" comme demande le titre français du film ? Non, filez moi le maigrichon.

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lun.

29

déc.

2014

The New Christs "Distemper"

La musique de Radio Birdman, premier groupe de Rob Younger, n’a jamais excité mon intérêt. Pourtant, ces Australiens alignaient trois as dans ses références : Stooges, MC5 et, plus rare, le Blue Öyster Cult ( avec reprises et citation de" Dominance and submission" pour le titre du premier album "Radio appears" ). Les compositions des Birdman font pas merveille entre celles d’ AC/DC et les Saints, pour citer deux cousins des mêmes latitudes. Mais tout s’éclaire avec le deuxième gang du chanteur blond, les New Christs. « Distemper » de 1989 a tout bon : les morceaux ( "Burning of Rome", tout est dit et quel final ,  les brûlots "Coming apart" et "Another sin" , l’hymne cool "Love’s underground"), l’atmosphère, l’énergie. Pochette magnifique qui rend le vinyle précieux, deux titres en bonus sur le cd. Ils sont pas beaux, ces bas-fonds du rock ?

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dim.

21

déc.

2014

Last Band in Town à la Carène

Passé un bon moment jeudi dernier au concert des Last Band in Town, groupe tribute dédié aux Clash. Hors de question d’aller voir les Australian Pink Floyd ou les Chinese Noir Désir, mais comme la reformation des punks anglais peut pas avoir lieu, c’était l’occaze d’entendre des titres d’anthologie. Surprise, le chanteur ressemble à un vrai ouvrier et le guitariste a un cousinage avec Mick Jones. Sur la photo officielle, le préposé aux vocaux pose à l’arrière-plan, comme il fallait  dégager un gazier du cliché à la "Combat rock".

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dim.

14

déc.

2014

Robert Wyatt, dernier chantier

Ce bon vieux Wyatt, en militant rouge conséquent, a décidé de faire pause à 69 piges. Ça mérite un petit dernier, une compilation faite par ses soins, dont je découvre les titres sur le net. Comme il n’en fait qu’à sa tête, rien de "Rock bottom" en entier, son grand œuvre de 1974, à part une version concert de "Last straw". Pas de "O Caroline" non plus, mais des bonnes rations de raretés et quand même, le merveilleux titre écrit par Costello et Clive Langer,"Shipbuilidng" et l'étonnante reprise de Chic "At last I am free". Wyatt est un roi de la pop, mais le républicain a préféré appeler ça "Different every time". Sur les trente titres, je n’en connais pas la moitié, j'ai décroché depuis "Dondestan". Une bonne raison pour s’y remettre, dès que la fille ou le gusse, bien informé en tout cas qui l’a emprunté à la médiathèque, l’a rendu.

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dim.

23

nov.

2014

"Betty Davis Eyes"

Pas vu "Artun" qui a décroché le grand prix au festival du film court de Brest cette année, mais heureux de lire que "Reizigers in de Nacht" de Ena Sendijarevic ( dans la sélection européenne 1) et "Anywhere but here" de Hallwar Witzo ( présenté dans la sélection "Brest off" sous le titre-clin d'oeil aux Cure "Friday I'm in love" ) figurent dans le palmarès. Le premier court métrage, création venue des Pays-Bas, laisse tout sa place à l'imagination dans cette histoire de solitaires et de profiteurs qui se croisent à la station service. "Betty Davis Eyes", version Kim Carnes, ça fonctionne bien dans le bizarre comme en farce finalement :

 

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sam.

15

nov.

2014

"Wendy & Lisa" ( 1987 )

Ach gross dommach’, les Inrocks spécial Juppé sortent quand je viens juste de commander le Hors Série récent sur Prince. Ne pouvant dépasser le budget annuel pour ce magazine, me voilà réduit à évoquer l’album de Wendy & Lisa de 1987, sans m’aider des déclarations du maire de Bordeaux. Les deux musiciennes ont été embauchées dans le groupe de Prince, the Revolution, celui qui officiait derrière sa majesté, de "Purple rain" (1984) à "Parade" (1986 ). La guitariste Wendy Melvoin et la pianiste Lisa Coleman ont commencé en duo à la dissolution du groupe. Normal, elles sont "colocataires et amantes", dixit les Inrocks 2.

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dim.

02

nov.

2014

Le "Black dog" de Churchill

Documentaire pas mal du tout sur Churchill l'autre jour sur France 3. Le premier réalisé par un français, parait-il. L'homme au cigare a droit à une mention honorable pour la première partie de carrière c'est-à-dire avant ses 65 ans. D’autres sources parlent d’un homme politique allant de catastrophe en échec, avant 1940 et le temps de la promesse de sang, de sueur et de larmes. L’auteur David Korn-Brzoza évoque la panade dans laquelle Winston tombe après ses défaites électorales et ses mises au rancard, un coup de calgon que le politicien désigne par "Black dog" days. Mon sang ne fait qu'un tour : voilà peut-être l’origine du nom des Black Churchills, ici en concert au bar le Shaman de St Divy.

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dim.

26

oct.

2014

Abba "Live at Wembley Arena"

Jamais réussi à me faire aux voix de Miossec et Murat, malgré les choses très intéressantes qu'ils ont à dire. Par contre, repris goût à celles de la Blonde et la Brune de la maison Abba depuis quinze ans. Voilà une occasion de réviser :

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jeu.

23

oct.

2014

Kate Bush "Cloudbusting"

Le canard Mojo demandait à ses suiveurs sur le net d'indiquer leurs trois titres favoris de Kate Bush il y a un mois ou deux. Pas à tortiller, j'ai mis "Cloudbusting" en premier, puis "Wuthering heights" et "Army dreamers". Choix de tubes, ils sont tous sur le très recommandable "The Whole story". En moins classique, j'aurais bien mis "Hello earth" pris de "Hounds of love". Pour les vidéos des morceaux, ça se corse. Sur le clip de "Army dreamers", assez drôle et pénible le jeu outré de l'anglaise. L'art de la vidéo aurait pu s'arrêter après "Ashes to ashes" de Bowie, le monde ne s'en serait pas porté plus mal. "Couldbusting" se laisse regarder.

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dim.

19

oct.

2014

Likke Li

Pourquoi ne pas essayer de la musique de jeunes de temps en temps ? Un emprunt à la médiathèque ne coûte pas cher. Likke Li, représentante de la pop suédoise, pose en madone  avec son voile noir et ses romances tristes. A entendre ce disque, elle et son equipe ont envie de devenir énorme en misant sur la tristesse. ça peut marcher, les héros d'Hollywood des années 1950 misaient bien sur le malaise et le glamour.

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dim.

05

oct.

2014

The Kinks "Arthur"

Enfin les paroles de l’album dans cette réédition. Pour des rockers qui ont des choses à dire comme les Davies, ça semble le minimum. Même pour les British, les lyrics doivent être utiles. A part pour Abba, où, miracle de la Suède et des chanteuses, on comprend presque tout. Seuls les textes de 12 morceaux initiaux d’ "Arthur" ont droit aux lyrics. Il faut aller brancher l’ordi, filer sur www.kindakinks.net  pour saisir ce que Dave raconte dans "Mindless child of Motherhood".

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sam.

20

sept.

2014

Joan Jett "Unvarnished"

Joan Jett arrive toujours à composer des morceaux à la "I Love Rock’n’roll", son tube de 1982. "Any weather", "Soulmate to strangers", "Hard to grow up" arrivent facile à la hauteur sur son dernier "Unvarnished". Avec la miss, le glam ne se rend pas : énergie, voix grave et grosses guitares, mais qui ne couinent pas trop. Et puis l’habitude d’épeler les titres pour le plaisir du refrain : "TMI" ( "Too much info" ), "Fragile". De la good time music, mais pas que ça: des titres personnels ( "Hard to grow up" ) et de la maturité donnent belle patine à l'histoire. Je ne me souviens pas d’un autre disque qui mette la ballade en titre final, "Everybody needs a hero". Belle surprise donc que cet album qui rend assez accro.

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sam.

06

sept.

2014

"Bright lights" again

Très bon article sur l’abum "I want to see the bright lights" de Richard et Linda Thompson dans le "Uncut" de septembre. Il n’y a pas tant que ça d’informations qui courent sur ce disque. Dans le dernier Rock & Folk spécial "indispensables" sorti en 1999 , il figure dans les 15 albums de 1973, aux côtés de "Raw power", "Berlin", "Goat’s head soup" des Stones et "Twist" d’Au Bonheur des Dames ( leur quota de musique française et de Patrick Eudeline, auteur de la bafouille ). On apprend dans le canard anglais tout sur la pochette, les conditions d’enregistrement, le secret de la voix de Linda Thompson, l’obsession sur l’alcool et aussi la fin des pubs pour le couple because conversion à l’islam. Un bon boulot.

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sam.

23

août

2014

The Smiths "The world won't listen"

Faire un paquet de disques à vendre sur le net, histoire de payer l'essence et les factures et les locations, pourquoi pas? Va pour Jon Spencer, le sectateur qui a écrit "Eric Clapton must die", sans pondre de l'inoubliable. Mais je garde les Boss Hog, les albums avec sa femme. Jeff Buckley dans le tas "à vendre" aussi, la seule chanson dont je me souviens est la reprise d'"Hallelujah". Sinon, il est trop doué, bétonne, n'aurait pas eu de boulot dans l'usine à tubes du Brill Building. Eric Clapton, bien sûr. Pourquoi pas les Smiths? "Queen is dead" est soit-disant le classique. "I know it's over", "Never had no one ever", comme c'est long et misérabiliste. Je mets "The world won't listen" sur la platine pour vérifier, et là, ça tient la route.

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lun.

18

août

2014

Richard Thompson "More Guitar"

Richard Thompson sort cette année un album de ses standards en version acoustique. Les derniers coffrets documentaient déjà pas mal le guitariste anglais hors électricité. Il s’agit sans doute d’arriver à accrocher les wagons de la reconnaissance. "Harvest" a mis Neil Young à l’abri du besoin, America a vendu des camions de "Horse with no name". Pourquoi pas lui ? J’ai déjà radoté là-dessus. .Changeons de thème, sans changer de sujet. Pour trouver un album énervé de RT, il faut fouiller, exercice utile. Un live donne la dose d’impro électrique, le "More guitar" enregistré en 1988 et sorti en 2003 sur son label. Chaque morceau est à rallonge, sans bavardage.

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ven.

08

août

2014

"The Simpsons. Songs in the key of Springfield"

En été, toutes les occasions sont bonne pour rire. Ainsi, à l’expo Dubuffet à Landerneau, y a moy’ d’avoir sa ration en admirant "Réchaud – four à gaz" ou "Pisseur à droite". Pour ceux qui ne passent pas en Bretagne, écouter "The Simpsons- songs in the key of Springfield" est une solution. Ach, l’album n’a jamais été édité par chez nous, pas plus qu’il n’existe de compil’ des versions françaises. Il reste les dvd des années 1990, décennie glorieuse pour la série animée de Matt Groening et compagnie.

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jeu.

31

juil.

2014

Sweet Apple "Golden age of glitter"

Les Sweet Apple ne restent donc pas comme le groupe d’un seul album. Ils persévèrent et signent : même style de pochettes pour leur "Golden age of glitter", même ambiance 70s. Au moins, des gens qui ne mentent pas sur leur âge et n’oublient pas la dose d’humour dans leurs clips. Participations de Mike Watt, bassiste des Stooges version XXIème siècle dans une apparition en guest star ci-dessous et Mark Lanegan quelque part à la composition. Golden age of glitter, vraiment ?

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lun.

28

juil.

2014

Aphex Twin "Come to daddy"

Arte et les Inrocks de mêche cet été pour une célébration des 1990s. J’espère qu’ils se sont souvenus de Richard D James alias Aphex Twin .

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dim.

27

juil.

2014

Iggy Pop & James Williamson "Kill city"

Iggy, fort dépensier en substances, se retrouva en 1975 bien dépourvu. Les labels Elektra et CBS ne veulent plus miser un kopeck sur l’oiseau. Punk, désespéré, nihiliste, "Raw power" a peut-être bien carbonisé ses concepteurs. Les déshérités de la terre ne se ruent pas sur l’objet ou ne sont pas encore assez nombreux. Coincé à LA, Iggy choisit la case hosto tandis que le guitariste Williamson croit très sérieusement dans leur association. Le Stooge se met en tête de composer de la musique témoignant de goûts éclectiques: la bonne soul, le rock des Stones… Un sax débridé et des claviers mis en avant ne lui font pas peur. Tope-là pour Iggy qui, selon la légende, chante ses parties dans ses week-ends de liberté. Si "Raw power" vous gave, rassurez-vous, il se pourrait que le gars Williamson voyait la chose trop monolithique. "Kill city" varie les plaisirs, c’est l’un de ses charmes.

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lun.

14

juil.

2014

Exit la moitié de Goffin-King

Gerry Goffin est mort, vive ses chansons. La moitié de la signature Goffin-King, celle que j'ai trouvé sur des albums des Byrds, des Animals, puis sur les compilations des Crystals ( le controversé "He hit me ( and it felt like a kiss)", c’était eux ), le premier Beatles… Goffin planchait sur les paroles quand son épouse d’alors, Carole, pondait la musique, à ce que j'ai rapidement lu . A eux deux, ils sont responsables d’une bonne quantité de bijoux pop des années 1960, du même niveau que les standards des compositeurs David-Bacharach et Barry Mann-Cynthia Weil. Tout en haut de la pyramide, "Will you love me tomorrow", "Don’t bring me down", "Can’t make it alone". Vamos pour la version de Maria McKee.

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sam.

05

juil.

2014

The Kinks "Lola versus Powerman and the Moneygoround"

Quand on pense avoir épuisé les saveurs des maisons Beatles et Stones, il reste encore d’autres cuisines. Celle des Kinks par exemple. On peut en savourer le fiel et la finesse à tout âge. "Lola versus Powerman and the Moneygoround part 1” et la pêche aux trésors est ouverte. « Strangers » en premier. Une des deux seules chansons de Dave Davies, avec "Rats". Une voix fatiguée, guitare sèche, piano et batterie nature pour cette étonnante ballade folk. Le refrain célèbre la rencontre et la joie de l’aventure ( "Strangers on the road we are on/We are not two, we are one” ), contrepoint aux vers désabusés  ( "I’ve killed my world and I’ve killed my time” ) ou blagueurs ( "If I live too long, I’m afraid I’ll die”). Les losers de cette trempe, on en est envieux.

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lun.

23

juin

2014

le "Rock & Folk" de juillet - Bob Mould "Beauty & ruin"

Fin de la grève : après trois numéros, je reverse l’obole pour le canard rock historique. Le seul nom d’Hüsker Dü sur la couvrante a suffit. L’emballage plastique pouvait me détourner de l’objet revue + cd. Que faire ? être toujours aux aguets tel un Jean-Pierre Coffe hurlant contre le jambon sous cellophane ? Poursuivre le mouvement de grogne et se ranger auprès des minoritaires qui n’écoutent presque jamais les cd gratuits des magazines ? ( minoritaires ces gens là. Preuve : les ventes des Inrocks augmentent quand la rondelle est incluse). Boaf, après avoir lu en biblio les numéros Noir Désir-Houellebecq-Led Zeppelin, il est temps de soutenir la cause de la presse rock.

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sam.

07

juin

2014

Pravda

Du French pour changer. Ce groupe m’avait assez épaté en se défonçant quand même dans un festival avec trois pelés et un tondu à la Carène. Pravda, ça vient autant de la presse soviétique que de la bd "Pravda la survireuse" de Guy Pelleaert ( il est meilleur sur la pochette de "Diamond dogs" ). "Soyuz", réussite pour un instrumental de l’espace. Riez, riez, Joe Meek, le père de "Telstar",  a fait pire sur " hear a new world". "Tu es à l’ouest", "What did you expect", "J’ai besoin d’air" sonnent assez Wire-Stranglers mâtinés d’électro pour me plaire. "Je suis French/ I talk too much", c’te bonne blague. "I wanna your god", là, plus dur de passer après les Stooges. Sinon, mention pas mal du tout pour le duo Sue et Mac. Aux dernières nouvelles, plus de Suzanne, mais une ex-championne de saut à l’élastique au chant.

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sam.

31

mai

2014

Barney Hoskins "Waiting for the sun"

Le journaliste anglais Barney Hoskins a pondu une somme intimidante sur Los Angeles. Acheté il y a sept ans, abandonné en route, retrouvé et lu en 2014, avec un intérêt raisonnable. Ouaip, un bouquin citant Warren Zevon, Philip K. Dick et Randy Newman pour commencer peut pas avoir tort. Hoskins n’oublie pas la cravache et de secouer les palmiers. C’est pas un historien, il se permet un "merde" et deux ou trois "album abominable" sans arguments. A l’occasion, une andouille qui dit du mal de "Younger than yesterday" des Byrds et "Sunflower" des Beach Boys. Pour le nerf et l’humilité de sa plume, il est pardonné.

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sam.

17

mai

2014

Les Magnetic Fields sont "Dans la cour"

Entendre "My little words" des Magnetic Fields m’a fait sursauter au passage de la promo du film "Dans la cour" de Pierre Salvadori, avec Gustave Kervern et Deneuve, sur Inter. Pris mon ticket quelques jours après, poussé en plus par le souvenir des "Apprentis". Le chemin qui mène de Salvadori à Stephin Merritt, boss et compositeur des Fields, est logique : le réalisateur filme des comédies et aime bien les cœurs brisés et les moteurs cassés, Merritt enrobe ses chansons d'ironie. Sur le triple album "69" pour 69 chansons d’amuuur, il y a "Un poulet dont on a coupé la tête", "Fido, ta laisse est trop longue", "On aura le temps pour le rock quand on sera vieux", "Le mort de Ferdinand de Saussure".

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dim.

11

mai

2014

Ramones "Subterranean jungle"

Billy Joel a fêté son anniv’ vendredi dernier. Il a survécu à Phil Ramone, son producteur pour"The Stranger" et "52nd street", mort en 2013, et à trois Ramones. France Cult’ a passé pour l'occasion "Uptown Girl", tube de 1983, pour honorer le survivant. A 9 h du matin, c’est un bon remontant, un clin d’œil pêchu aux sixties. J’enchaîne illico avec "Somebody like me", faut pas se laisser abattre, une perle punk-pop de "Subterranean Jungle" de 1983, écrite par Dee Dee Ramone le bassiste. Elle démarre avec un air de déjà-entendu. Refrain imparable : "I am just a guy who likes to rock and roll/ I am just a guy who likes to get drunk/ I am just a guy who likes to dress punk/ Get my kicks and live up my life". Et une tirade anti-école pour finir. Viril, touchant et crétin.

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ven.

02

mai

2014

Brian Wilson "Lucky Old Sun"

Brian Wilson était tellement au fond du trou dans les seventies que maintenant ça semble être correct pour lui. En 2008, il sort en solo un "That Lucky Old Sun" à la hauteur de son premier album éponyme . Changement , il n’a plus son psychiatre-mentor- contrôleur mental Eugene Landy pour cosigner ses chansons, le coacher, et lui piquer ses sous. Un musicien enthousiaste, modeste et respectueux, Scott Bennett, a organisé le chantier. Je vous dis tout ça sur le gars Bennett à la vue du dvd making of, regardé avec inquiétude au début, puis finalement avec tendresse. Les musiciens autour de lui, tout comme Bennett, ont bossé sur le "Live at the Roxy", album tout à fait honorable du grand compositeur des Beach Boys. Big change , pour "Lucky old sun", les synthés et arrangements datés ont été oubliés.

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dim.

27

avril

2014

Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine à Brest

Jello Biafra, un showman. Pas loin derrière Iggy. Qu’est-ce qu’il cause ! Le programme réussit à passer comme le niveau d’anglais monte en ces temps de globalisation et parce que le bonhomme mime le message : la prison, le fric, les voitures, le réchauffement climatique, la corruption. Pour la crise de 2008 et ses mécanismes, plus dur à faire passer. Quatre ou cinq slogans anti-Big Business font l'affaire : "Buy local! Don't shop at the Big Chains". Yes, we do ( sometimes ).

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dim.

20

avril

2014

Bashung

Le temps d’une couverture Cantat sur "Rock & Folk", je change de crèmerie pour donner des sous à "Rolling stone". Le canard fait un choix de 30 titres de Bashung. Ça marche, ça donne envie. Dans la liste, "Aucun express" n’est pas n°1. "Samuel Hall" manque aussi, mais je suppose que placer tout "Fantaisie militaire" aurait été de la triche.

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sam.

29

mars

2014

Hüsker Dü "Eight Miles HIgh"

Les Byrds planaient assez haut. Des gentils et des doux. Ils voulaient réconciler les anciens et les modernes. Des gars dans l'air du temps sixties, ils ont plongé très vite dans les richesses de la tradition folk et country. Incapables de violence, ils chantent le départ au Vietnam dans une brume psyché dans "Draft Morning" : ".Take my time this morning, no hurry/to learn to kill and take the will/ from unknown faces" Ils n'ont pas déraillé après Altamont et les meutres de l'équipée Manson en 1969. Ils ont taillé leur chemin entre ballades, country, rock et pop. Pourquoi pas un peu de sel sur les plaies? Pourquoi pas un bon pillonage en règle? Hüsker Dü s'en charge quinze ans après. Leur "Eight miles high" devient un mauvais trip. L'avion se crashe très surement lors de la reprise accélérée et chantée en mode "emmuré vivant", en disque en 1983 enregistré à l'époque de "Zen arcade" et ici en live en 1987, quand le groupe est sur le point de se dissoudre. Solution de facilité que leur version destroy ? Virage réaliste? Des musiciens en plein délirium? Allez savoir. En tout cas, ça réveille plus que la reprise par Roxy Music du même morceau.

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ven.

21

mars

2014

Toujours un temps pour les Byrds

Piocher dans les albums des Byrds, on retrouve à tous les coups des trésors. Gene Clark et Crosby cachaient parfois leurs histoires tristes dans des musiques euphorisantes. Les Byrds ont transformé Dylan et Pete Seeger en "dance music". Ils ont mis les Beatles et les Everly Brothers dans le mixer,  pigé assez vite les charmes de la bonne vieille musique du pays, ont tenté et réussi des trucs futuristes. Des costauds. Pas besoin de pousser le volume sonore, on ne s’abrutit pas chez eux. Les Doors ont saisi l’air d’une époque, oui, mais dur de gober le cirque à Morrison. Grateful dead ? Où sont les chansons ? Pas de solos interminables chez les Byrds, les albums live n’ont pas été transcendantaux.. En regardant les titres des compilations, j’en trouve pas une qui assemble les joyaux connus et en plus mes favoris "Here without you", "Everybody’s been burned" et "Gunga din". Le canard "Mojo" a été à un doigt de commettre le choix définitif pour une compilation en sélectionnant les deux derniers mais pas la bouleversante balade de Gene Clark. A défaut de best-of, faut presque tous les disques.

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sam.

08

mars

2014

Richard Thompson "You? Me? Us?"

"You? me? us?" de 1996 offre une opportunité en or à Richard Thompson : un cd électrique et un autre acoustique. La maison de disques Capitol ose ce pas. Peut-être à cause de la côte montante de Thompson dans les années 1990 : deux albums de reprises avec des noms comme REM et X, des articles dans les "Inrocks".  Because l’entente avec le producteur Mitchell Froom, ex-monsieur Suzanne Vega, s’améliore : les traces de FM, de sons radio friendly, de virage Chris Rea, qu’on entendait sur "Amnesia" ( 1988) et "Rumor and sigh" ( superbe collection de chansons, 1991 ) pointent peu le bout du nez sur "Mirror blue" ( 1994 ) ou bien sont remplacées par plus d’énergie et de percussions à la Tom Waits. La formule magique vraiment : laisser les coudées franches à sa Stratocaster électrique et de l’autre assurer la sécheresse folk.

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jeu.

06

mars

2014

Richard Thompson "Annihilation in Allah" et autres choses de lui, d'Henry Kaiser.

Pas sûr qu' on trouve de tout sur Youtube, Dailymotion et autres. Par exemple, pas de version correcte de la chanson pop de Zappa "Cocaine decision", sauf un live où un gugusse italien se met à respirer de la farine au bout de deux minutes. Par contre, surpris de trouver "Annihilation in Allah", chantée en arabe par Richard Thompson et jouée à la guitare en compagnie de son copain Henry Kaiser. L’album d’origine s’appelle "Hope you like our new direction", date de 1991 et seul le guitariste à la chemise hawaïenne apparaît sur la pochette, pas l’homme au béret ( ou à la casquette, non pas de traviole, mais mal vissée sur sa tête ). Je pensais être le seul à avoir le disque.

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mar.

04

mars

2014

Laura Cantrell "Humming by the flowered vine"

Pour "Humming by the flowered vine" sorti en 2005, Laura Cantrell abandonne le boulot à la Bank of America. Bosser pour une multinationale, ça donne un bon rythme de turbin, dixit l’artiste dans une interview à France Cult’. Elle avait déjà des as dans la manche avant de faire ce saut : une voix claire et distinctive, un "Not the tremblin’ kind" de l’an 2000 qualifié d’album de l’année par John Peel, le roi du rock à la BBC, et un "When the roses bloom again", le suivant, aussi bon. Dylan, dans son émission, distingue la chanson d’ouverture, la reprise "14th street". Pour se mettre dans l’ambiance et comme les versions net de "street" ne sont pas fameuses, voici "California rose", une chanson originale dédiée à la musicienne Rose Maddox.

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sam.

22

févr.

2014

Etrange hommage à Buko

Charles Bukowski réapparaît dans l’actualité littéraire ces jours-ci avec un volume augmenté du "Vieux dégueulasse". Sa bobine charismatique revient dans les canards ici et là. Perso, je pense à lui quand je m’emmerde dans un concert de rock ( du style le seul Springsteen où je me suis traîné, au très stade Gillette, à Foxborough, près de Boston, 2007. C'était rasoir ) lui qui ne goûtait guère le genre. Bukowski est le héros de pas mal de punks. Une des biblis de Brest voit systématiquement ses bouquins volés, un bon signe. Ça doit être le cas ailleurs dans tout l’occident ou en Chine aussi. Carver a balancé un poème où il s’énervait devant le Fanfaron, figure honnie après été une sorte de modèle. Buko a creusé sa voie, encore et encore, sans emphase, individualiste, délirant, avec l’humour en valeur absolue : pas si mal. Tout ça pour parler du curieux et savoureux "Dirty old man" de Neil Young.

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ven.

14

févr.

2014

Neil Young "Zuma"

Le monde électrique se divise en deux, les inconditionnels de "Tonight’s the night", et mon camp, les supporters de "Zuma". "Tonight’s the night" ou le Young déglingué. L’album sort en 1975, reporté après deux ou trois tentatives de faire aboutir ce truc sur le marché. Fallait oser publier ces chansons brutes, où Young égrène le deuil de son ancien guitariste Whitten et du roadie Bruce Berry. Pour "Albuquerque", la mélodie est au rendez-vous. Sur "Borrowed tune", Young, bourré et émouvant, avoue avoir pompé "Lady Jane" des Stones. Là et ailleurs, des rengaines mémorables ou erratiques, c’est selon. Pour "Zuma", retour à du hard rock carrossé et plus facile à aimer.

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dim.

26

janv.

2014

The Beatles "There's a place"

L’autre jour, je racontais comme pas mal de monde que les Beatles chantaient des trucs légers sur leurs premiers disques. Eh bien, en mettant "Please please me" dans le lecteur, une grosse exception ruine la théorie, "There’s a place". Miracle, joie, bonheur. McCartney et Lennon déploient le secret de leur optimiste, la garantie de la baraka, à savoir un moi en béton armé, la certitude qu’en cas de coup dur, leur édifice tiendrait bon et offrirait un abri. Leçon à méditer en ces temps de Facebook,  Twitter, des Like et autres attentes éperdues du message de l’autre au bout des ondes ou du tuyau. Ah si Nick Drake avait eu la même foi !

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sam.

25

janv.

2014

John Grant "Pale Green Ghosts"

Il a osé avec ce morceau-là, c’est bien. L’insolence et l’arrogance sont deux mamelles du bon vieux show bizness. Et faute avouée, à moitié pardonnée comme dit la sagesse populaire à la noix. La pochette indique pour le titre 3, "GMT". Dans le livret intérieur, ça devient "Greatest motherfucker" et quand il chante, on comprend que le "plus grand empaffé" c’est lui. Grant est moins timide que sa maison de disques. La voix grave qu’il faut et une vidéo qui rajoute un plus (rôle de composition) donnent le titre le plus mémorable de l'album. Sinéad O’Connor fait discrètement les chœurs. Pour la musique, zéro rock Le voisinage musical auquel je pense est Abba dernière période et leurs "chansons Unicef". Au moins, avec John Grant, les bons sentiments restent à la porte :

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jeu.

16

janv.

2014

Gregory Porter "Liquid spirit"

Noël et les disques au pied du sapin, parfois des surprises qui font chaud au cœur. Les proches vont parfois fouiller dans les rayons où vous ne vous aventurez jamais. Le jazz et les disques Blue Note par exemple. "Liquid spirit" de Gregory Porter finit par atterrir sur ce site, seul dans sa catégorie ou presque. Ou presque quand même, comme le type écrit de sacrées chansons.

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dim.

05

janv.

2014

Beverley "Happy new year" / Claudine Longet "Snow"

Vous n’aimez pas les vœux et les bons sentiments, ce morceau de 1966 est pour vous. ça démarre doucement avant de décoller dans le sarcasme et la guitare fuzz : "the world’s a little older/as distant loom/the night’s a little colder/ And now I’m alone-happy new year". Beverley est au chant, et écoutez moi-ça : Randy Newman pour composer, Jimmy Page à la guitare, John Paul Jones triturant la basse et Nicky Hopkins derrière le piano. Pour une fois, après le solo, pas de libération : ‘No bridges left to cross/no dragons left to slay/ I’ve never been this lost/ you’ve gone away-happy new year’. Les punks n’ont pas inventé tant que ça finalement, question "dans ta gueule".

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lun.

23

déc.

2013

"2013. The best of the year" de Mojo

Les disques filés dans les journaux, les écoutez-vous ? Vilaines couvertures, assemblages de bric et de broc, emballage plastique obligatoire sont des problèmes fréquents. Ils s’empilent, on retient un ou deux titres. "Mojo" réussit à fournir un bonne compilation pour cet hiver.

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dim.

15

déc.

2013

Olivier Polard & Serge Le Roy "Glam! Strass, rock'n'roll & working class heroes"

Voilà un livre pas bégueule. Camion blanc est un éditeur qui pense aux fans, tous prêts à débourser des euros pour leurs héros. Ici, sur un sujet drôle, un ouvrage hautement documenté, bien titré et affichant la photo adéquate, celle du guitariste de Slade, en couv’.

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ven.

29

nov.

2013

Kiss "Dynasty" ( 1979 )

Kiss goes global. Après la conquête des States à partir de 1975 grâce au carton des deux lives et l’ambition énorme d’albums studios style "Destroyer", les peinturlurés déballent leur plan pour faire cracher le monde entier au bassinet : le disco-rock d’"I was made for lovin’ you", tube planétaire en 1979. En qualité, à peine en dessous que "Miss you" des Stones. Mieux qu’"One another bites the dust" de Queen, les Kiss ont au moins eu la décence de ne pas pomper de ligne de basse à Chic. Plusieurs théories sur la naissance du morceau : les fêtards du groupe vont souvent secouer leur popotin au club Studio 54 de New York, Paul Stanley le guitariste aurait aussi voulu montrer que c’était fastoche de pondre un tube disco. Les auteurs, l’homme à l’étoile noire aidé de Vini Poncia et Desmond Child, ont eu du flair pour pondre des paroles faciles à saisir par tous les collégiens du monde et fun à chanter dans les karaokes au Japon. Pfff consternation d’un Kiss, le rocker et guitariste lead Ace Frehley, en bas à gauche sur la pochette : "notre pire morceau".

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ven.

15

nov.

2013

Queens of the Stone Age "...Like Clockwork"

Un disque développement durable : pour savoir qui joue quoi ou bien pour avoir les textes, la visite sur le site du groupe s’impose. C’est mal barré.  Avec en plus des titres baroques comme "Keep your eyes peeled". "Quel est le cap ?" se dit François Hollande dans son bureau. "Où commence-t-on à siffler les chansons ?" s’interroge Nicolas Ungemuth. "A quand le stage forcé auprès d’Emmylou Harris et Bob Mould pour nous composer un truc carré?", me demande-je.

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jeu.

07

nov.

2013

Christophe "Le beau bizarre"

Celui-là, vaut mieux l’avoir en vinyle. D’abord, on est moins énervé par sa durée courte ( 25 minutes ! ). La pochette a été salopée dans la version cd, avec du jaune et le dos de l’album manquant. Peut-être volontairement d’ailleurs, pour le verso seventies et ambigu : une gamine tend un chewing à notre moustachu, qui recule. Corruption de dandy avérée ! On en faisait des trucs tordus à c'tépoque. Le recto est réussi. Ambiance sinistre : couloir vide, la fille accrochée à la rambarde, cheveux noirs cachant le visage, et le Christophe costume blanc au premier plan, humeur sombre.

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mar.

05

nov.

2013

Lou Reed "You'll know you were loved"

Bonne nouvelle, Lou Reed ne fera plus de mauvais disques. Pas de suite au "Raven " ni à l’album avec Metallica. Dans toutes les années en solo, il a été inconstant. Le live de 1974 "Rock’n’roll animal" est pompier à part un concis "Lady day". Sorti un an après, le "Live" s’en sort mieux pour les remakes électriques de "Walk on the wild side" et "Sad song". Il nous aura sorti un "Transformer" taillé pour les sommets et un "Metal machine music" fait pour personne. Les années 1980, tout pareil, pour un remarquable "Blue mask" ( au moins cinq grands classiques, de l’angoisse, des sueurs froides sur "Waves of fear",  et aussi "My house" et "The day John Kennedy died" chantés avec majesté), on pioche les indigestes "Live in Italy", "Mistrial"... Pour ruiner l'héritage musical du Velvet, une reformation s'imposait et le gâtisme va faire ses dégats. Sinon, tout n’est pas à jeter dans sa production depuis l’émouvant "Songs for Drella" de 1990.

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lun.

28

oct.

2013

Cheap Trick "Dream police"

Ecouter Nick Drake ou le dernier Sabbath, ça pèse son poids d’humeur sombre. Que faire pour repartir d’un bon pied ? Olivier Polard et Serge Le Roy, auteurs de "Glam ! Strass, rock’n’roll & working class heroes" ( Camion blanc ) écoutent Mott et Slade, ils ont raison. Bibi pioche dans le paquet de vinyles le "Dream Police" de Cheap Trick, pas glam, mais hard et pop.

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mar.

22

oct.

2013

Rions avec Lemmy

Ou rions de Lemmy aussi. Avec un point commun surprise entre Bryan Ferry et Lemmy Motörhead, tous les deux ont Thatcher ( et les Beatles ) à la bonne. Le "Guardian", on peut leur faire confiance, références en bas de page à l’appui pour cette infographie publiée ces derniers jours sur leur site. Pour décrypter la page, le vocabulaire anglais nécessaire ne permettra pas de briller en société : “cockroaches”, ce sont les blattes, “warts” les verrues bien sûr et l’umlaut vient de ce signe de nos cöusins teutöns emprunté en masse dans le métal. Le reste n’a pas besoin de traduction. La palme du nom-hommage de groupe marrant revient ici à la Belgique. Ah ça, Lemmy ne tombe pas dans la passion anglophile en détestant le sport national et ses uniformes, ça nous change de la plupart des rockers. Que dire, sinon que voilà un irrécupérable, un adepte de ce fichu "politiquement incorrect" et la preuve que la Californie n’abrite pas que des bronzés aux idées courtes, mais aussi des zozos assumés.

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ven.

18

oct.

2013

Sebadoh "Defend yourself"

Les Sebadoh sont de retour, c’est bien. Aucun disque décevant dans la décennie 2000 pour cause de zéro production, pas mal aussi. Sa personnalité marquante, Lou Barlow, a déjà des kilomètres de route musicale au compteur en tant que bassiste du groupe hardocre de référence, Dinosaur Jr, responsable du très fort "You’re living all over me" de 1987. Puis le couineur fou de Jay Mascis a pris ombrage des velléités indépendantistes de son comparse. Avec des potes à lui ( d’abord Gaffney, puis Loewenstein ), son groupe Sebadoh a mené un chemin dans l’Amérique d’après "Nevermind" : un rock torturé et autobio, la voix apaisée de Lou Barlow, un boss qui sort de son chapeau la lo-fi, de la chanson bricolée à la maison, un folk tantôt angoissé mais assez souvent étonnamment lumineux. Lou Barlow est un bougre attachant. Déjà, il aime la musique des Byrds et de Nick Drake, en témoignent ses reprises de "Pink moon" et une grandiose version d’"Everybody’s been burned". Un type qui a pondu "Vampire" et "Brand new love", on peut lui rester fidèle. En plus il aime les chats ( vidéo d'"I will" plus loin ).

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lun.

07

oct.

2013

Schnock'n'folk

J’ai fini la lecture du numéro 8 de "Schnock" avant celle du  "Rock & Folk"  d’octobre. Dans la revue, rien à jeter. On y apprend que Topor, l’homme qui savait tout faire, chantait du Claude François à ses heures imbibées ( et peut-être avant ), que Mort Shuman a eu une belle vie en France. Les auteurs de BD Berbérian et Druillet, je les imaginais de deux mondes opposés, l’un amateur d’histoires intimes , l’autre branché saga spacio-temporelle. Ils sont réunis pour évoquer l’odyssée furieuse de "La Nuit" de Druillet, parue, tiens tiens, dans "R&F" en 1975, un album à lire en écoutant Hawkwind.

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sam.

21

sept.

2013

Nick Drake "Bryter Layter" (1970)

Aussi fort que les Beatles à lui tout seul, sauf qu’il a oublié de chanter des âneries sur son premier disque. "Five leaves left" ( 1969 ) fait un bide, les chefs d’œuvre nettement mélancoliques "Way to blue", "Day is done", "Fruit tree", d’autres plus nuancés à la "River man" ou "Time has told me", l’orchestration qui fait pâlir celle d’ "Eleanor Rigby" ne font pas tripper les sixties finissantes. Allez, se disent Nick et son producteur – mentor Joe Boyd, plus de lumière et de joie ne vont pas nuire pour le second, "Bryter Layter".  Titre astucieux que ce "Lumyneux demayn".

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ven.

06

sept.

2013

Dylan "Slow train coming"

Dylan régénéré chrétien, voilà ce qu’il lui arrive à la fin des seventies. Pas de temps à perdre pour le punk et les distractions, plus d’abus, pas de concerts gigantesques et de pompes à fric. "Slow train coming" affiche la croix dans la pioche de l’ouvrier sur la voie ferrée, au recto, et au mât de la barque voguant à l’aube telle que l’offre la délicate photo du verso. Bob n’est pas un tiède, sa foi réclame de "Servir quelqu’un". On est tous pointé dans "When you gonna wake up ?", El Imprecator déraille autant que l’inspecteur Harry en face des hippies et des paperassiers. Au milieu de ce disque parfois barbant, deux pépites, "Precious angel", et "I believe in you".

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mer.

28

août

2013

rock against Khomeini ?

Les grands groupes se croisent parfois au détour de l’inspiration. A la fin des seventies, les Stranglers et le Blue Öyster Cult livrent deux chansons liées à… la révolution iranienne de 1979, la chute du Shah et l’arrivée au pouvoir de l’imam Khomeyni. Ah bon, rien sur les sandinistes ou Che Guevara ? Guère envie des deux côtés d’aller sympathiser avec l’internationale socialiste, bon pour les Clash ça. Quant à aller fricoter avec l’actu et l’histoire, ce qui se passe dans le monde, pas étonnant pour les Stranglers. "Black’n’white" : on a l’impression de lire le journal de 1978 ou les compte-rendus de lecture de ces messieurs. Pour BÖC, le propos politique immédiat est plus étonnant. Mais quand l’imam et les groupes révolutionnaires s’en prennent aux gens de l’ambassade américaine, il est temps de prendre sa guitare et de lui montrer de quel bois les Yankees se chauffent.

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mar.

20

août

2013

Julia Hülsmann trio with Anna Lauvergnac "Come closer" ( 2004 )

Dans les années 1970, Randy Newman disait ne pas aimer le jazz "et surtout les gens qui aiment le jazz". A-t-il écouté "Come closer", le disque de reprises de ses chansons par la pianiste allemande Julia Hülsmann, son groupe et la chanteuse italienne Anna Lauvergnac ? C’est pas un goujat, et le jazz livré ici, délicat, doit convenir même à ses oreilles hostiles à une musique trop spectaculaire. "Baltimore", un grand morceau de Newman, comment l’imaginer autrement que dans la version concentrée et ramassée de l’artiste ? Nina Simone en avait fourni un reggae pas très satisfaisant. Eh bien, l’ histoire de ce garçon atterré dans cette grande ville est étirée sur sept minutes par la grâce du piano de Julia Hülsmann. Mieux que Nina Simone, qui ne savait pas tout faire. Sur le net, une vidéo seulement mise en ligne, celle de "I think it’s going to rain today", n’atteint pas le niveau olympiquede Dusty Springfield, mais mérite l’écoute.

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mar.

13

août

2013

Lou Reed "Ecstasy"

Un des albums récents de Lou Reed qui tient bien la route et que je réécoute. Un album post "The Bells" ( 1979 ) ou " Blue Mask" ( 1982 ), où Reed se découvre et élargit la palette. Il en devient volubile,  ça cause sur "Ecstasy" cinq fois plus que pour le parfait "Songs for Drella". Dans les disques d’après 1982. "New York", l'album célébré de la fin des eighties, ouais bof, ça faisait "Je suis le chef du coin et voici la boutique", programme électoral. Et puis, la ville a pas mal changé depuis 2000, en moins sauvage, hausse des loyers et tout le toutim : un coup de vieux pour l’album.  "Magic and loss" contient des chansons géniales ("Sword of Damocles" ), euh à part ça c’est un album funéraire qu’on ne met pas sur la platine tous les jours.

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lun.

05

août

2013

Grant Hart "The argument"

Tant qu’à se lancer dans un album-concept, autant le faire seul, pour éviter le "Notre Dame de Paris". Grant Hart n’a rien à perdre : sans groupe depuis vingt ans, sa maison familiale centenaire détruite par les flammes, des disques épars et la vieille légende d’Hüsker Dü qui le font vivoter. Miracle, une maison de disques, Domino, a mis des sous dans ce projet en 2013. Le grand tableau derrière "The argument": les 10 premiers titres déroulent l’histoire des Anges Rebelles et surtout de leur boss Lucifer, avec la confrontation  devant deux personnages étonnants, gardiens de l’enfer, sur les chansons "I am Death" et "Sin", puis, de "Shine, shine, shine" à "For those too high aspiring", les mésaventures du couple originel, de la solitude heureusement interrompue d’Adam à la débine hors du jardin pour cause de come-back de Lu sous peau de serpent. Sources bibliques et  littéraires, le "Paradis perdu" de John Milton et une nouvelle de William Burroughs retravaillant le texte du poète anglais, riens moins. Heureusement, Hart met un peu de sa patte : tout est clair ou presque( ça peut pas être complètement Burroughs ), peut-être dans un morceau final plus farfelu et léger.

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lun.

29

juil.

2013

Sidewinders "Witchdoctor"

Une pépite des années grunge. Très solide album à guitares et à chansons que ce "Witchdoctor" des Sidewinders. Je ne sais pas si vous écoutez de temps en temps votre "Nevermind" de Nirvana. Moi non, mais je me garde sous le coude le vinyle des premiers cités, sorti en 1989. Une écoute par an, environ. C’est un disque qui n’a pas été usé ni par le matraquage média ni la grosse rotation personnelle dans le home sweet home. Aucun bistrot n’a dû le passer par ici, sûrement aucune radio. Tant pis, dommage. Ça aurait pu, comme le 33 est sorti chez RCA, une major. "Witchdoctor" est un genre de disques que je passais à des amis, sans gros risque de "qu’est-ce que c’est que cette musique de tarés ?". Il a fait tilt chez des fans des Pixies ou des amateurs des "American recordings" de Johnny Cash, avec lequel il partage une très bonne reprise du "Solitary man" de Neil Diamond.

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mar.

23

juil.

2013

Neil Young aux Vieilles Charrues

Neil Young : le client rêvé pour le festival des Vieilles Charrues. Il plait aux fans de musique relax depuis"Harvest", le remarquable "Comes a time", "Harvest moon", aux rockers  because "Everybody knows", et quinze albums aussi passionnants que "Zuma" et "Sleeps with angels" et à ceux qui aiment les jolies choses et les morceaux brutaux, encore scotchés par "Rust never sleeps". En concert, a-t-il vraiment jamais déçu ? Les survivants de Quimper 1982 doivent témoigner, je les attends ici. Pour Carhaix, Young entame très fort en électrique, sur un cheval de bataille : "Love and only love", 14 minutes selon les sources. Peut pas perdre avec ça, la foi romantique et les solos à la pelle. Pour la qualité de la performance, le Loner et les trois Crazy Horse battent la concurrence : son clair, puissant comme il faut pour les deux guitares, une basse et une batterie bien carrées, des musiciens qui s’entendent comme larrons et se font plaisir. Ils succèdent à Biolay, où le bassiste captait la majorité du volume sans s’appeler Jean-Jacques Burnel. Ils prennent la scène après les Patrick Bruel et M de la veille : quarante zéro avec service à suivre.

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mer.

17

juil.

2013

Future Bible Heroes "Partygoing"

Ça ne chôme pas du côté de Stephin Merritt, notre droopy favori. Voilà ce qui arrive à un musicien qui n’aime ni les fêtes ni les tournées, il turbine et trime. Après la compilation "Obscurities", sortie sous son nom en 2011, et le "Love at the bottom of the sea" des Magnetic Fields, son groupe phare, livré en 2012, "Partygoing" des Future Bible Heroes est disponible depuis le mois dernier. Petite explication sur : Merritt bosse parfois en solo, plus souvent sous la bannière des Magnetic Fields, connue dans quelques coins de l’Anglosaxonnie depuis la réussite de "69" , et aussi quand ça lui chante, dans les Héros Bibliques à Venir, trio majoritairement électro qu’il anime avec le musicien Christopher Ewen et sa copine chanteuse Claudia Gonson. Quand il prend des pseudos obscurs, le projet est plus underground mais la forme reste la chanson. Quoi de plus logique pour celui qui place au pinacle de Cole Porter et Irving Berlin, les deux gloires du Grand Répertoire Américain, les Charles Trenet US quoi ( ou l’inverse ).

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lun.

08

juil.

2013

Grant Hart "Good news for modern man"

Quelquefois, lorsque les groupes se séparent, le fan peut se frotter les mains : deux fois plus de disques à écouter.  Une fois les Hüsker Dü finis en 1987, le guitariste Mould est resté très productif. De son côté, le bassiste Greg Norton passe derrière les fourneaux puis le comptoir d’une brasserie du côté de Minnéapolis, il préfère les ustensiles aux instruments désormais. Grant Hart, chanteur, batteur et compositeur, devient guitariste presque vaillant deux ans durant avec son groupe Nova Mob au début des nineties. Pour la production solo du gars Hart, c’est très épars, un disque tous les dix ans sous son nom. En voyant les vidéos en concert, on découvre peut-être une cause : ce gars ne fait pas de jogging fréquent. Cependant, peu d’albums ne veut pas dire faible qualité.  "Good news for modern man" de 1999 vaut plus que le détour, tout comme son premier bébé "Intolerance".

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lun.

01

juil.

2013

Hüsker Dü "Metal circus"

Durant les années 1980, pour tout un tas de musiciens, ça tourne à la débandade, quand la bonne humeur est générale, que les saxos, les synthés, les batteries programmées polluent les albums. Hüsker Dü a complètement évité les travers de l’aisance et de la complaisance. Ils avaient faim, ils avaient des repères et des idées.

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jeu.

20

juin

2013

La musique des Soprano

Flûte, James Gandolfini a cassé sa pipe, arrêt cardiaque à 51 ans. La dernière saison des "Soprano" finissait de façon étonnante et aurait pu être poursuivie. Mais, le point final est mis. Personne à la hauteur de l'acteur pour jouer Tony. Gandolfini était drôle et bon aussi dans le film "In the Loop". ça y est, le monde des séries télé, qui a produit dix fois plus de trucs intéressants que le rock depuis 2001, connaît sa première victime. La mort aurait pu prendre ce vieux schnock de Lou Reed, lequel se sort d’un truc grave au foie. On comprend l’Ankou, discuter avec l’autre frisé pendant mille ans fait froid dans les os. Par contre, Gandolfini semble être le bon compère, discuter autour d’un plat de pâtes, des coup de blues et des plans foireux : une partie de plaisir. Et "T "a été remercier son pizzaiolo en Italie, quel talent.

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mar.

18

juin

2013

Bruce Springsteen "The Promise"

"The Promise", arrivé dans les bacs en 2010 : l’occasion pour s’intéresser de nouveau à l’œuvre du Boss. Perso, n’ai vu qu’un seul de ses concerts, dans un stade de base-ball près de Boston en 2008, où le gros son de la troupe du Musclé avec un saxo tout pourri, une organisation limite ordre moral avec des troupes chargés de surveiller les traînards dans les allées et de les remettre dans le droit chemin des gradins, la grande générosité faisant que le show durait éternellement m’ont poussé vers la sortie avant la fin des rappels. Pour les disques, ma fidélité s’est réduite à un minimum dans la production post "Born in the Us" : deux ou trois titres de "Tunnel of love", une oreille tendue quand la radio passait "Girls in their summer dress", des écoutes peu assidues de "Tom Joad" et "Wrecking ball".
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ven.

31

mai

2013

June Tabor "Against all streams"

La grande dame du folk anglais. Une chanteuse pas si loin de Nico à cause de sa voix grave, du romantisme noir, du chemin sans concession. Elle a d’ailleurs repris "All tomorrow’s parties" dans un album rock et pas trop réussi avec le Oyster Band. Bon, pas d’héroïne et pas de vélo pour la British, méthode qui lui permet de graver des disques, sans composer, depuis 1976. Sa production très régulière mais parfois trop roots à mon goût, des traditionnels chantés, ou tombant à côté comme son lp de reprises de jazz. Dans un disque de 1983, "Against all streams", je retiens cinq super morceaux et le reste passe. Ça dispense du"Best of", et oblige à fouiner, saine activité.

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dim.

12

mai

2013

Black Sabbath "Master of reality"

Après le retour de Bowie et les gros titres pour Daft Punk, Black Sabbath occupe le devant de la scène pour la sortie en juin de "13". Ozzy de nouveau en studio avec les deux piliers, Tony Iommi le guitariste inventeur du riff falaise et Geezer Butler, le bassiste qui suit son guitariste au pied de la lettre, mais aussi l’homme des mots du groupe. Rick Rubin à la production, soit quand même l’artisan de la réussite des "American recordings" de Johnny Cash. Tout ça donne l’occasion de se pencher sur l’œuvre des dieux du tonnerre. Pourquoi pas avec "Master of Reality", le troisième ? "Paranoid" a cartonné des deux côtés de l’Atlantique en 1970. Les foules américaines apprécient à un point inespéré la menace du 45 tours et les messages anti-vietnam de "War pigs" et "Hand of doom". Le groupe enfonce le clou sur le cercueil du troisième : plus lourd, plus gras, plus fin du monde.

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mer.

08

mai

2013

Ron Sexsmith "Retriever"

Ouah, la belle chemise. Et les belles chansons ! Et quel nom ! Peut-être que ça signifie "Artisan du sexe" ? Peut-être pas. Il est aimé par Paul McCartney et Dupuy et Berbérian, mais malheureusement aussi par Elton John et Elvis Costello, ce qui entraîne une popularité modérée. Disons que ce sacré forgeron nous livre ici des titres plutôt assez pop, joués avec grande élégance, sans trop d’arrangements comme par exemple chez Divine Comedy.

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sam.

27

avril

2013

McCartney "Chaos and creation in the backyard" ( 2005 )

Dans son livre sur sa traversée des seventies, "Apathy for the devil", Nick Kent, journaliste de premier ordre, musicien obscur, junky surtout, rampe jusque vers l’année 1979. Il cherche des signes d’espoir aux alentours, la colère et le désir de s’en sortir chez Dylan et son prêche inspiré de "Slow train coming", garde en tête l’émerveillement du meilleur des sixties en se rappelant la sortie des albums des Beatles pour la Noël. Eh bien, qui l’eu cru, il existe aussi un album de McCartney  qui office de cadeau divin pour toutes les saisons, "Chaos and creation in the backyard" de 2005. Inouï, pas un déchet, pas de chanson bonasse, rien du niveau d’ "Ivory and ebony", de l’inquiétude parfois et un immense bonheur à son écoute, une belle pochette. Jamais accroché à "Ram", toujours trouvé deux ou trucs très chouettes chez les Wings, mais pas trop le temps d’un album. Mais là, tous les morceaux sont nécessaires.

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sam.

13

avril

2013

Sugar "Beaster"

Une tornade impressionnante que ce "Beaster". Précisons le contexte, histoire de raconter l’histoire du chanteur guitariste méconnu mais pas abandonné de tous : Bob Mould reprend le train en marche dans les années 1990.  Après deux albums solo, le riche "Workbook" de 1989 et le sombre "Black sheets of rain", sorti un an plus tard, le cofondateur d’Hüsker Dü voit sa recette, bruit et mélodies, atteindre les foules avec les fans de Nirvana, qui ont le charisme et la voix plus rock’n’roll en plus. En manque de groupe, Mould montre le trio Sugar, connaît son plus gros succès avec son album bleu et jaune "Copper blue". Remonté à bloc pour la suite, il n’hésite pas à produire une capsule explosive de trente minutes pour célébrer cette renaissance, "Beaster", commis en 1993. Un sacré coup de poing.

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jeu.

28

mars

2013

Dawn McCarthy & Bonnie 'Prince' Billy "What the Brothers sang"

De Bonne "Prince" Billy, je ne connaissais guère que la belle reprise par Cash de son "I see a darkness" et une ou deux apparitions dans des films indépendants Us, légèrement mous. Il y avait aussi la caricature acide de Luz dans "Charlie Hebdo",  où il était dessiné en chouchou des Inrocks, un roi barbu et barbant. Eh bien, il suffit d’un album de reprises des Everly soit dans les bacs pour que je paie mon écot. Ça pourrait devenir une bonne formule, remettre sur la platine les douceurs et les rocks des frangins. Le remède anticrise idéal ?

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mer.

13

mars

2013

Motörhead "Ace of spades"

Ça y est, Lemmy l’a dit. C’était dans les journaux. Entre le mariage pour tous, la sortie du dernier Bowie et l'élection du pape ça a fait pshitt. M’enfin, vaut mieux tard que jamais, depuis le temps qu’il nous bassinait les oreilles avec ce morceau.

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ven.

01

mars

2013

Bowie "Aladdin Sane"

Bon choix de photo pour ce numéro des Inrocks de fin février, un cliché de Brian Duffy pour la session photo de l'album "Aladdin Sane" de 1973. Le gars Bowie n’a pas perdu le fil question communication : blackout sur les infos depuis quelques années, puis gros buzz sur la sortie de son prochain disque le 11 mars ( un anti-11 spetembre ), une expo à Londres. Et le pékin, celui qui garde une oreille sur le rock, finit par s’y intéresser. Ecouter "The Next Day", dont la couvrante réutilise celle de "Heroes", hmm, pourquoi pas ? Les deux vidéos ne sont pas vraiment enthousiasmantes.

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mar.

26

févr.

2013

Eels "Electro-shock blues"

L'album pas cool du jour. Il est sorti en 1998, après le tabac de "Beautiful freak" mais j’ai dû oublié de l'écouter à l'époque. Les quelques bruits sur la dernière production de Eels m'on poussé à le remettre sur le lecteur, pendant un mois de février glacial où ranger réchauffe. Pourquoi pas faire un essai après tout?. Eh bien, ça se tient très bien dans le genre album funèbre, pondu après la mort de sa sœur et de sa mère. Un cousin de "Tonight’s the night" de Neil Young et "Magic and loss" de Lou Reed pour le thème. "3 speed", "climbing to the moon", "P.S. You rock my world" chansons en concurrence avec "Albuquerque" du Loner ou "Sword of Damocles" du Grand Méchant Lou ? Le type au look d'éternel étudiant pourrait bien avoir sa chance

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dim.

24

févr.

2013

Everly Brothers "Roots" ( 1968 )

Ce vieux barbu de Will Oldham, chanteur de Palace et sous 2000 pseudos, avoue avoir du mal à apprécier les Byrds. Bizkoazh ! Il doit préférer les Everly Brothers, vu que sur son dernier disque, il a rameuté une copine pour reprendre les duos des frangins . En écoutant "Roots", je lui donnerais quasi raison. Un album de 1968, aussi doux et chaleureux que les meilleurs Byrds, avec une cuillerée ou deux en plus de nostalgie. L’album n’a pas crevé les plafonds des charts. Faut dire, en 1968, rendre cet hommage à leur famille chantante, aux émissions de radio animées ensemble et à leur coin minier du Kentucky, ( pas mal l’ouverture – et la clôture –sur des enregistrements fifties avec les parents, accent pur "Old K. home" garanti ), quand Cream et Hendrix dégoupillaient les solos, c’était pas jouer dans le sens du poil . Que reste-t-il des festivals ? Rien, à part de la boue dans les oreilles en écoutant les concerts. En écoutant "Roots", la beauté est intacte.

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jeu.

12

janv.

2012

Stan Ridgway "Neon Mirage"

Qui souhaite entendre de nouvelles histoires américaines ? Venez donc par ici, la maison Ridgway écrit d’aussi bons titres qu’au temps de Wall of Voodoo et de leur album classique "Call of the West" sorti en 1982, ou de ses premiers albums solo. Un raconteur et un bavard, qui a lu trop de polars et vu trop de films noirs. Un type doué  pour camper les ambiances nocturnes et les histoires de paumés, de marginaux et de bons bougres, de l’Ouest et d’ailleurs. Un gars attaché au format chanson. Un des rares joueurs d’harmonica à avoir figuré dans une sorte d’avant-garde . De Wall of Voodoo, on se souvient d’un "Ring of fire", de Johnny Cash passé à la moulinette électronique et de "The Lost weekend" basé sur claviers sinueux pour une histoire de deux losers à Vegas. "Camouflage", "The Big heat","I wanna be a boss", ses titres en solo les plus couverts par les ondes, quelqu’un s’en souvient ?

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